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Réserve héréditaire : ce que l’on peut (et ne peut pas) transmettre librement

Réserve héréditaire : ce que l’on peut (et ne peut pas) transmettre librement

Publié le : 20/03/2026 20 mars mars 03 2026

Peut-on transmettre librement l’ensemble de son patrimoine ? La réponse est non, du moins pas toujours.

Le Code civil protège certains héritiers en leur garantissant une part minimale de la succession : c’est la réserve héréditaire. La part restante, dont il est possible de disposer librement, s’appelle la quotité disponible.

 

La réserve héréditaire des enfants


La détermination de la quotité disponible (et par déduction de la réserve héréditaire) est posée à l’article 913 alinéa 1 du Code civil.

En présence d’enfants, ces derniers sont héritiers réservataires, ce qui signifie que l’on ne peut jamais les déshériter complètement.

Si la personne décédée laisse un enfant, la réserve héréditaire globale est de la moitié des biens. Si elle laisse deux enfants, des deux tiers. Si elle laisse trois ou plus d’enfants, des trois quarts.

Imaginons un patrimoine d’une valeur de 400 000 € au décès. Avec un enfant : La quotité disponible (la part dont le défunt peut disposer librement par donation ou testament) est de 200 000 €. La réserve héréditaire est donc de la moitié, soit 200 000 €.
 

La réserve héréditaire du conjoint survivant


En l’absence d’enfant, le conjoint survivant est héritier réservataire. Il doit recevoir au minimum un quart du patrimoine du défunt.

Prenons un patrimoine d’une valeur de 600 000 € au décès, sans enfant. En l’absence de descendant, le conjoint survivant est héritier réservataire. Sa réserve est de 1/4 du patrimoine, soit ici 150 000 €.

La quotité disponible correspond aux 3/4 restants, soit 450 000 €, que le défunt pouvait transmettre librement (par testament ou donation), par exemple à ses parents, frères et sœurs ou à un tiers.
 

En l’absence d’enfant et de conjoint survivant : une large liberté de transmission


Si le défunt n’a ni enfant ni conjoint, il peut disposer librement de son patrimoine.

Le Code civil fixe toutefois l’ordre des héritiers. En présence de frères et sœurs et de parents par exemple, ¼ revient au père, ¼ à la mère et ½ à partager aux frères et sœurs. En présence uniquement de frères et sœurs, la totalité doit être partagée entre eux.

Selon votre situation, il peut être intéressant de déroger à ces règles en rédigeant un testament. Il est alors possible de léguer la totalité de son patrimoine à une personne déterminée : un ami, un de ses frères et sœurs, une association… Il n’y a pas d’héritier réservataire ici.

Il est important de consulter un notaire afin de rédiger un testament précis et conforme à ses volontés. Cette démarche permet d’éviter une remise en cause du testament liée à son interprétation et de respecter les règles de forme du Code civil.

A noter : la fiscalité sera importante car pour un ami, la taxation des droits de succession est de 60 %. Entre frères et sœurs, un abattement de 15 932 € s’applique puis une taxation de 35 % jusqu’à 24 430 € et 45 % au-delà.
 

Conclusion pratique


Que l’on soit en présence d’héritiers réservataires ou non, il est fortement conseillé d’anticiper la transmission de son patrimoine. Donation, testament ou aménagement du régime matrimonial : chaque situation mérite une analyse personnalisée.

Consulter un notaire permet d’organiser cette transmission dans le respect des règles du Code civil, d’optimiser la fiscalité applicable et, surtout, de s’assurer que vos volontés seront fidèlement exécutées.
 

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